MÀU TÍM HOA SIM

(Khóc vợ Lê Ðỗ Thị Ninh)

(bản được xử dụng để dịch)

 

Nàng có ba người anh

đi bộ đội

Những em nàng

có em chưa biết nói

Khi tóc nàng xanh xanh

Tôi người Vệ-Quốc

xa gia đình

Yêu nàng

như tình yêu em gái

Ngày hợp hôn

nàng không đòi may áo cưới

Tôi mặc đồ quân nhân

Ðôi giày binh

bết bùn đất hành quân

Nàng cười xinh xinh

bên anh chồng độc đáo

Tôi ở đơn vị về

cưới nhau xong là đi

Từ chốn chiến khu xa

nhớ về ái ngại

Lấy chồng đời chinh chiến

mấy người đi trở lại !

Nhỡ mình không về

thì thương người vợ chờ

bé bỏng chiều quê

Nhưng không chết

người trai khói lửa

mà chết

người gái nhỏ hậu phương

Tôi về

không gặp nàng

Má tôi ngồi bên mộ con

đầy bóng tối

Chiếc bình hoa ngày cưới

thành bình hương

tàn lạnh vây quanh

Tóc nàng xanh xanh

ngắn chưa đầy búi

Em ơi !

giây phút cuối

                     không

được

                                        nghe

                                                   nhau

 nói

Không được trông nhau một lần

Ngày xưa

nàng yêu hoa sim tím

Áo nàng

màu tím hoa sim

Ngày xưa

đèn khuya bóng nhỏ

nàng vá cho chồng

tấm áo ngày xưa!...

Một chiều rừng mưa

ba người anh

 từ chiến trường Ðông Bắc

                               biết tin em gái mất

                               trước tin em lấy chồng!

Gió thu về

rờn rợn nước sông

Ðứa em nhỏ lớn lên

ngỡ ngàng nhìn ảnh chị

Khi gió sớm thu về

cỏ vàng chân mộ chí!

Chiều hành quân

qua những đồi sim

                    những đồi sim

Những đồi hoa sim dài

trong chiều không hết...

Màu tím hoa sim

                     tím

                    chiều hoang biền biệt...

Nhìn áo rách vai

tôi hát trong màu hoa:

"Áo anh sứt chỉ đường tà

Vợ anh mất sớm

           mẹ già chưa khâu..."

Hữu Loan

1949

 

                             

LE VIOLET DES MYRTILLES (traduction 1)

 

Elle avait trois frères, qui partaient au loin, à la guerre

Elle avait d'autres frères, le plus jeune ne parlait guère.

Ses cheveux avaient toute la verdure de la jeunesse

Moi, le défenseur de la patrie en détresse,

Je l'aimais comme une petite soeur chérie...

on se marie.

Le jour de notre mariage, même pas une robe de mariée

... elle n'a pas réclamé !

Le marié, dans son treillis de militaire

Avec ses chaussures barbouillées de terre

Elle souriait, si mignonne...

à côté de son homme...

Je suis revenu de mon unité, pour l'épouser

Mais juste après notre mariage, je devais m'en aller.

 

Dans mon bled lointain, avec inquiétude

Je pense à elle, dans sa solitude.

Des époux militaires, bien peu sont revenus

S'il ne revenait pas, pauvre petite épouse éperdue,

Qui attend dans le crépuscule, couvrant toute l'étendue !

 

Et pourtant ne meurt pas le soldat au camp,

Mais est morte... la petite épouse des champs!

Le jour de mon retour, je ne la voyais pas

Mais j'ai vu ma mère assise près de sa tombe,

... dans l'ombre!

Le pot de fleur du jour de notre mariage

Est devenu le brûle parfum, avec, à l'entourage

... des cendres refroidies!

Tes cheveux pleins de vigueur, à peine assez longs

Ô ma chérie, à ta dernière seconde,

On ne s'est échangé, même pas un regard

Pas une seule parole... à ton départ!

 

Autrefois tu aimais les fleurs violettes,

Ta robe tu la voulais de couleur violette.

Autrefois, à la pâle lumière de la lampe,

De ton mari, tu recousais les vêtements d'antan.

Un soir de pluie, les trois frères dans les camps du Nord

ont reçu la nouvelle de sa mort

... avant même d'avoir su, que la petite soeur

a engagé son coeur!

 

Le vent d'automne faisait frémir la surface de l'eau

Le petit frère qui a grandi, songeur,

contemplait ta photo

Dans le vent d'automne,

l'herbe jaunissant

sur sa tombe !

L'armée traverse la colline de fleurs violettes

s'étendant à l'infini

Dans le crépuscule qui ne veut pas finir...

 

Regardant tristement la fente de ma veste

Je chante, parmi les fleurs violettes:

Ma veste est fendue,

Ma femme, je l'ai perdue !

Ma mère, trop vieille, ne l'a pas recousue !

 

Do Thi Kim

(un soir d'automne 2001)

 

 

MAUVE COMME LA MYRTILLE (traduction 2)

 

Elle avait trois frères dans les forces armées,

Des cadets dont certains ne savaient pas parler,

Quand son bel âge ornait ses cheveux de candeur.

Je suis un soldat, un combattant plein d'ardeur,

Loin de la famille, et l'aimais comme une soeur.

 

Le jour du mariage, en région retranchée,

Elle ne réclamait pas sa robe de mariée

Je portais mon treillis, mes bottes de guerrier

Emportaient encore de la boue des tranchées.

Elle était jolie de son sourire vermeil,

Aux côtés d'un mari à nul autre pareil

J' arrivais de mon unité pour l'épouser,

Et tout de suite après y étais retourné...

 

Sous le tir des canons, cantonné bien loin d'elle,

Avec appréhension, je pensais à ma belle :

Des maris à la guerre bien peu reviendraient,

Si jamais c'était moi que le sort retiendrait,

Ô ma pauvre femme qui m'attendait en vain

Comment pourrait-elle affronter le destin !

 

C 'était pas le soldat qui tomba au combat,

Mais la jeune fille à l'abri qui succomba !

C'était pas le mari qui fut tué au front,

Mais périt la femme restée à la maison !

 

Sur une permission, à mon hâtive arrivée

Ce n'était pas elle que j'avais retrouvée,

Mais ma mère, assise tout près de sa tombe,

Qui se recueillait dans un coin très sombre

Le vase de fleurs d'un mariage emballant

Servait de pot d'encens, dans un air désolant.

 

Ses soyeux cheveux noirs effleurant ses épaules

N'étaient pas assez longs pour lui faire un chignon.

Ô ma chérie !  De tes dernières secondes,

Je n'ai pu entendre aucune de tes paroles

Ni n'ai pu te voir ou te regarder une fois.

 

Elle aimait des myrtilles leurs fleurs violettes

Jadis elle portait leurs couleurs sur sa veste

Jadis, elle aimait rapiécer mes chemisettes

Au clair d'une chandelle... Il était une fois ...

Un soir de pluie, dans les sous-bois du front Nord Est

Les frères apprenaient la nouvelle funeste

Avant celle de son mariage modeste

 

Avec le temps on voit les benjamins grandir,

Un matin d'automne, contempler sans mot dire

La photo de leur soeur dans l'incrédulité

Le vent, à ce moment, par sa subtilité,

Se levait pour briser la surface de l'eau

Et pour couvrir d'un sable jaune son tombeau

 

Les soirs d'opération, passant par les collines

Empourprées de violettes fleurs des myrtilles,

Je songe à elle, à son amour pour ces fleurs,

Ces fleurs violettes qui me languissent le coeur.

 

Voyant une déchirure sur mes épaulettes

Je chante, inspiré par ces couleurs violettes :

<< Ma veste est déchirée, ma femme est décédée,

Ma mère trop âgée ne l'a pas reprisée >>

 

Trần Kim Vân (Dr Than Trong An)

 

 

THOÁNG MÂY BAY

 

Gió đã ru chiều thiu thiu ngủ

Tóc em nồng lúa mạ đồng thơm

Mưa có buồn về thăm xóm cũ

Ướt lòng ta trĩu nặng phơi rơm

Bâng khuâng thao thức hương đồng nội

U trầm khẽ gọi tuổi vành nôi

Hương bưởi có về hôn trên tóc

Chút ngây ngô thắm dịu bờ môi

Chập chùng áo lụa dáng nàng nghiêng

Thẹn thùng em vỡ tiếng vành khuyên

Ta về ươm hạt trong mầm nắng

Khi mây còn lãng đãng bước trinh nguyên

Dáng em nhỏ gầy hoa nắng ha

Phượng hoàng về ru tiếng sơn ca

Những chùm thương nhớ, những chùm gửi

Lẽo đẽo theo về bước chân ta

Tiếng em cười tan vỡ thủy tinh

Cái tuổi hồn nhiên mấy ngõ đường

Những thoáng vu vơ, những thoáng tình

Những trời bông phấn thoáng đầy hương

Mây chiều buông xõa tóc nghiêng dài

Nắng hồng dịu ngọt thấm bờ vai

Kỷ niệm có còn trong trí nhớ ?

Hay đã bay rồi, thoáng mây bay...

 

Vương Ngọc Long

 

 

THE PASSING CLOUD

 

The wind lulled the evening into a peaceful slumber

Her hair was ardent of fragrance like a rice field in the summer

Returning to visit an old village was the melodious rainfall

Which made the heart soak under a wet load of straw

The fresh air of a grass field dazed with restless nights

Melancholically and gently called back the cradle age's delight

The sweet scent of grapefruit kissed her silky hair

Her rosy lips imbued naivety without care

Flickering tunic silk dress - her slender appearance looked defined

Feeling humble she sung with the voice of a passerine

I returned to sow the seeds, which sprout from a sunlight bath

When the cloud still vagabond on a virgin chaste path

Her thin figure was elated like the sunflowers dancing around

The homecoming phoenix harmonized the nightingale sound

The clusters of longing and missing, entrusting earnestly

Trailing along behind my foot steps loyally

Her burst of laughter is like breaking the crystalline fantasy

The age of innocence is passing some alleys in memory

Some whizzing spans of aimlessness and some flashes of affection

Some air is filled with the pollen scent of perfection

The evening lay loose on her long inclining hair full of esteem

Penetrating her shoulders is the rosy and sweet sunbeam

Is the lovely memory still in her remembrance of past days?

Or did it go like a passing cloud far away?

 

Vương Ngọc Long

 

 

LES NUAGES PASSANTS (traduction)

 

Le soir s'assoupit dans une légère brise

Qui émane de sa chevelure l'odeur de jeunes semis;

Le village d'autrefois est triste sous la pluie

Comme de la paille mouillée, je sens mon cœur alourdi;

Tout cet air champêtre me trouble la nuit,

Un rappel du temps d'enfance s'ajoute aux mélancolies.

Ses cheveux sont-ils encore embaumés par la fragrance d'oranger,

Sur ses lèvres rosées, reste-t-il tant de naïveté qui se reflète,

La soyeuse tunique ample définit bien sa fine silhouette,

Comme un moineau timide, elle commence à chanter.

Je retourne à mes semences qui germent sous la lumière,

Quelques rares nuages flânent dans ce bleu désert,

Sa frêle apparence dessine un tournesol rayonnant,

Le rossignol annonce le retour du phénix en gazouillant.

Tous ces souvenirs et désirs profonds

Me suivent à chacun de mes pas fidèlement.

Ses rires cristallins venant de son visage innocent,

Dans les rues, ensemble nous nous promenons

Avec quelques lueurs de tendresse et de passions;

Dans l'air parfumé, planent ces flocons de fleurs légères,

Sa chevelure ondule comme un nuage dans le vent

Qui, avec le doux soleil, caresse ses épaules entières.

Pense-t-elle encore à ces souvenirs d'antan?

Ou bien sont-ils déjà loin comme ces nuages passants...

 

Thanh-Tâm

 

 

TÌNH TUYỆT VỌNG (bản dịch)

 

Lòng ta chôn một khối tình

Tình trong giây phút mà thành thiên thụ

Tình tuyệt vọng nỗi thảm sầu

Mà người gieo thảm như hầu không hay.

Hỡi ơi người đó, ta đây

Sao ta thui thủi đêm ngày chiếc thân?

Dẫu ta đi trọn đường trần

Chuyện riêng đâu dám một lần hé môi.

Người dù ngọc thốt, hoa cười

Nhìn ta như thể nhìn người không quen,

Ðường đời lặng lẽ bước tiên

Ngờ đâu chân đạp lên trên khối tình!

Một niềm tiết liệt, đoan trinh

Xem thơ nào biết là mình ở trong.

Lạnh lùng lòng sẽ hỏi lòng

Người đâu tả ở mấy giòng thơ đây.

 

Khái Hưng

 

 

MY LOST HOURS (translation)

Unknown author 

 

My heart has its secrecy, my life has its mystery,

A love eternal in one conceived moment:

The evil is without hope, also I had to conceal it,

And that which did it of never knew anything.

 

Alas! I will have passed close to it unperceived,

Always with its sides, and yet recluse.

And I will have until the end made my time on the ground,

Not daring anything to ask and not having received anything.

 

For it, though God did it soft and tender,

It will go its way, inattentive and without hearing

This murmur of love raised on its steps.

 

With the austere duty, piously faithful,

It will say, reading these worms very filled with it:

"Which is thus this woman? "and will not include/understand.

 

 

MES HEURES PERDUES

 

Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,

Un amour éternel en un moment conçu :

Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire,

Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

 

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu,

Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire.

Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,

N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

 

Pour elle, quoique Dieu l'ait faite douce et tendre,

Elle ira son chemin, distraite et sans entendre

Ce murmure d'amour élevé sur ses pas.

 

A l'austère devoir, pieusement fidèle,

Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :

" Quelle est donc cette femme ? " et ne comprendra pas.

 

FELIX ARVERS

1806 - 1850

 

 

TÌNH BẤT TỬ

(Ngàn Năm Tôi Vẫn Yêu Nàng)

 

Ngàn năm ấy, vẫn ngàn năm ấy

Mặt trời vẫn ngủ ở phương Tây

Ngàn năm đến, vẫn ngàn năm đến

Tôi vẫn yêu nàng trọn kiếp mây...

 

Yêu nàng, như yêu một dòng sông

Nước tình chẳng cạn suối trong lòng

Sông dài có nối ra biển rộng

Tôi vẫn yêu nàng, ai biết không?

 

Dòng suối tình yêu vẫn cuồng chảy

Sao trời ân ái mãi cuồng say

Ngôn từ "ngàn năm" nào diễn tả

Tôi vẫn yêu nàng, ai có hay

 

Cho tình có cuốn theo chiều gió

Vẫn trải trong tôi thảm đợi chờ

Vẫn giữ hồn tôi lời nguyện ước

Tôi vẫn yêu nàng, tôi vẫn mơ...

 

Ngàn năm đến, rồi ngàn năm đi

Hao mòn thân xác mối tình si

Ở tận phương nao đời phiêu bạt

Tôi vẫn theo nàng, bóng chim đi

 

Khung trời yêu, xin đừng lỗi hẹn

Cho tình tôi ôm trọn ước nguyền

Trong cơn mưa dầm hay nắng hạ

Ngươi tình ơi, tôi vẫn... cuồng điên

 

Ngàn năm ấy, vẫn một dòng sông

Mặt trời vẫn dậy ở phương Ðông

Ôi tình lung linh trong mộng ngọc

Người yêu ơi, còn nhớ tôi không?

 

Vương Ngọc Long

 

 

IMMORTAL LOVE

 

Thousand years and thousand years

The sun sleeps in the West, stars always appear

Thousand years and thousand years

I will always love you, it's fate, my dear

 

My everlasting love for you is like a stream

he loving water flows forever it seems

Just like the rivers should flow to the ocean just as God deems

Can anyone know of such a love? Only in their dreams

 

The love's stream still passionately flows…

The eternal love like the scintillating stars endlessly glow

The phrase « thousand years »; what does it show?

That I will always love, don't you know?

 

Even the love, gone with the wind, higher and higher

Waiting for your love I will never tire

Still kept in my soul, my immortal desire

I'll always love you, my passion burns like fire

 

The years quickly go, time never stays

My body will eventually fade away

If my life goes on forever, wherever, hear what I say :

« Like a bird's shadow I'll follow you, no matter which way. »

 

The net of love, please never forget

For my love for you, I'll never regret

In incessant rain or as the sun sets

My darling, I'll love you stronger than we first met

 

That thousand years still one lovely stream

Rising from the East, the sun's beams

And the love still shines like a diamond's gleam

My sweetheart, do you remember? This is no dream.

 

Vương Ngọc Long

 

 

UN AMOUR ÉTERNEL (traduction)

 

Mille années se sont déjà écoulées,

Le soleil se couche à l'ouest comme toujours,

Mille autres années vont encore arriver,

Je continue de t'adorer avec le même amour.

 

Ma passion jaillit comme une rivière

Dont la force de l'eau ne s'épuisera guère,

Se déversant dans l'océan sans arrêt.

Un tel amour existe, y as-tu déjà pensé?

 

Ce flot de flamme brille passionnément

Comme les étoiles qui scintillent indéfiniment!

Le terme "mille ans" peut à peine représenter.

Tous mes sentiments pour toi, à bien y penser!

 

Même si l'amour est emporté par le vent,

Dans mon cœur, je continuerai d'attendre,

Gardant dans mon âme cette promesse éternelle.

Pour toi, brûle cette passion perpétuelle.

 

Les années arrivent et filent rapidement,

Mon corps s'affaiblit éventuellement.

Même une vie errante m'emmène n'importe où,

Mon cœur te suivra comme un oiseau jusqu'au bout.

 

Mon amour, n'oublie jamais tes paroles

Afin que je puisse réaliser ma passion folle.

Sous la pluie ou sous le soleil d'été,

Fou de toi, j'ai infiniment été.

 

Comme cette même rivière, ces milliers d'années,

Comme le soleil, toujours à l'est, s'est levé

Mon amour brille constamment aux éclats de diamant.

Ma chérie, est-ce que je te manque vraiment?

 

Thanh-Tâm

2001-12-12

 

 

NỮ HOÀNG ÐÊM (chuyển dịch)

 

Hãy lặng lẽ trong màn đêm thanh vắng

Kiên nhẫn chờ chiêm ngưỡng một loài Hoa

Là Nữ Hoàng ngự trị dưới trăng ngà

Sao lấp lánh đón chào Hoa tuyệt hảo

 

Hoàng Tử đến .. là màn đêm huyền ảo

Cúi quì dâng vương miện hát reo mừng

Tôn sùng Nàng lấp lánh những hạt sương

Ðiểm nhan sắc muôn cành cây lộng lẫy

 

Giàn huệ trắng dịu dàng và êm ái

Tỏa hương thơm ngào ngạt khắp vườn thơ

Vẽ đẹp Nàng rực rỡ tựa cơn mơ

Trăng chiếu sáng giữa muôn ngàn tinh tú

Dưới cung hoa Nữ Hoàng Ðêm giá ngự

 

Ngậm ngùi thương số phận biết về đâu

Hoàng Tử buồn ra dấu vội đi mau

Chấp cánh bay hứa lời vui hạnh ngộ

Nàng Huệ trắng giã từ vì nhung nhớ

Khát khao tìm hương sắc của đêm thâu

 

Quỳnh Hoa buồn nức nở khúc bi sầu

Tận đồi sâu ứa tràn muôn hạt lệ

Thiêm thiếp ngủ trong màn đêm quạnh quẽ

Với bóng đêm nàng khắc khoải mong chờ

Rã cánh tàn đành chịu chết bơ vơ

Trước khi thấy bình minh vừa chợt sáng...

 

Vương ngọc Long

 

 

QUEEN OF THE NIGHT

 

In nocturnal stillness,

patience nurtures perfect bloom,

to reign beneath an opaque moon

and star lit skies, her exotic beauty lies.

 

The night, her King, rides swift beyond sunset

to personify his Queen.

She blooms, the dew kneels,

and grandeur boughs to beauty unforeseen.

 

Lily white, subdued in softness,

fragrance fills her botanical domain.

Her eminence reaches full effulgence

beneath the stars and moon lit sky,

the Queen of Night shall reign.

 

Unbeknown to Night of what her fate will be,

He beckons, "I must leave"

winged with a promise of swift return.

Fragile lily left to yearn

for the essence of the night.

 

Beauty weeps in sadness,

Tear-seeds fall on hallow ground,

slumbering in nocturnal stillness,

wait for the night to spawn

The Queen of Night withers and dies

before the dawn.

 

by Rachel J.(aka) Sunny MacLeod

 

 

REINE DE LA NUIT (traduction)

 

Dans cette nuit tranquille,

une éclosion divine est attendue avec patience,

pour régner sous les étoiles et la lune,

par sa remarquable beauté étrange.

 

Sa Majesté, la nuit, s'empresse au soleil couchant

pour offrir la couronne à sa Reine bien-aimée.

Scintillantes sous les gouttes de rosée,

ses tiges fleuries sont d'une beauté étonnante.

 

Blanche comme des lys et pleine de douceur,

elle embaume le domaine de son auguste senteur.

Son élégance rayonne d'un éclat sublime,

sous la lueur des étoiles et de la lune,

la Reine de la Nuit domine.

 

Consciente de sa courte destinée,

Sa Majesté doit faire signe de quitter,

promettant un retour prochain.

La fleur fragile est laissée en chagrin,

recherchant la quintessence de la nuit.

 

La Beauté profondément abattue,

ses larmes perlent sur le sol béni.

Dans ce calme nocturne, elle s'agonise,

souhaitant que la nuit soit sans fin…

La Reine de la Nuit se fane et s'éteint

avant que l'aube arrive.

 

Thanh-Tâm

2002-02-23

 

 

GIÂY PHÚT CHẠNH LÒNG

(Tặng tác giả Ðoạn Tuyệt)

 

Anh đi đường anh, tôi đường tôi,

Tình nghĩa đôi ta có thế thôi.

Ðã quyết không mong sum họp mãi,

Bận lòng chi nữa lúc chia phôi?

 

Non nước đang chờ gót lãng du,

Ðâu đây vẳng tiếng hát chinh phụ

Lòng tôi phơi phới quên thương tiếc,

Ðưa tiễn anh ra chốn hải hồ

 

Anh đi vui cảnh lạ đường xa,

Ðem chí bình sinh dải nắng mưa,

Thân đã hiến cho đời gió bụi,

Ðâu còn lưu luyến chút duyên tơ ?

 

Rồi có khi nào ngắm bóng mây

Chìu thu đưa lạnh gió heo may

Dừng chân trên bến sông xa vắng,

Chạnh nhớ tình tôi trong phút giâỵ

 

Xin anh cứ tưởng bạn anh tuy

Giam hãm thân trong cảnh nặng nề,

Vẫn để lòng theo người lận đận,

Vẫn hằng trông đếm bước anh đị

 

Lấy câu khẳng khái tiễn đưa nhau,

Em muốn cho ta chẳng thảm sầu

Nhưng chính lòng em còn thổn thức,

Buồn kia em dấu được ta đâu ?

 

Em đứng nương mình dưới gốc mai,

Vin ngành sương đọng lệ hoa rơi,

Cười nâng tà áo đưa lên gió,

Em bảo : hoa kia khóc hộ người.

 

Rồi bỗng ngừng vui cùng lẳng lặng,

Nhìn nhau bình thản lúc ra đi.

Nhưng trong khoảnh khắc ơ thờ ấy

Thấy cả muôn đời hận biệt ly.

 

Năm năm theo tiếng g i lên đường,

Tóc lộng tơi bời gió bốn phương,

Mấy lúc thẫn thờ trông trở lại,

Ðể hồn mơ tới bạn quê hương.

 

Ta muốn lòng ta cứ lạnh lùng

Gác tình duyên cũ thẳng đường trông.

Song le hương khói yêu đương vẫn

Phảng phất còn vương vấn cạnh lòng.

 

Hôm nay tạm nghỉ bước gian nan

Trong lúc gần xa pháo nổ ran,

Rũ áo phong sương trên gác trọ ,

Lặng nhìn thiên hạ đón xuân sang.

 

Ta thấy xuân nồng thắm khắp nơi,

Trên đường rộn rã tiếng đua cười,

Ðộng lòng nhớ bạn xuân năm ấy

Cùng ngắm xuân vê trên khóm mai.

 

Lòng ta tha thiết đượm tình yêu.

Như cảnh trời xuân luyến nắng chiều,

Mắt lệ đắm trông miền cách biệt,

Phút giây chừng mỏi gối phiêu lưu...

 

Cát bụi tung trời - Ðường vất vả

Còn dài - Nhưng hãy tạm dừng chân,

Tưởng người trong chốn xa xăm ấy

Chẳng biết vui buồn đón gió xuân.

 

Thế Lữ

 

 

UN BRIN DE NOSTALGIE (traduction 1)

 

I. Les adieux de la belle

T'as choisi ton chemin, je vais prendre le mien,

Entre nous c'est fini, il ne reste plus rien.

 Il n'y a plus d'espoir de nous unir un jour,

A quoi bon, aux adieux, nous tracasser toujours ?

 

La patrie maintenant attend déjà tes pas,

Par le chant des guerriers qu'on entend quelque part,

Et d'un coeur sublimé, oubliant mes chagrins.

Je salue un départ pour de nobles desseins.

 

Tu jouieras du pays, ton long chemin faisant,

Tu pourras déployer sous les cieux tes talents,

Te vouant à une vie aux embûches remplies,

Ce petit brin d'amour tombera dans l'oubli.

 

Contemplant les nuages, quand tu vas t'arrêter

Au bord d'une lointaine rivière désertée,

Refroidi par le vent, soir d'automne tombant,

Penseras-tu à moi ? Ne fût-ce qu'un instant.

 

Veux-tu bien croire que ta douce amie d'antan,

Quoique enfermée dans un très pénible carcan,

Enverra son âme suivre tes péripéties,

Et compter tous tes pas avec plein d'empathie. 

 

II. Les tourments du héros (longtemps après)

 

Par dignes paroles et mots encourageants

Tu voulais m'éviter un départ déchirant,

Mais j' entends des sanglots dans ton coeur s'épancher,

Ta peine est trop vraie, tu ne peux la cacher.

 

 Contre un tronc de prunier t' appuyais tristement,

Rabaissais une branche à rosée larmoyante,

Agrippais ta tunique et au vent souriais

En disant que ces fleurs à ta place pleuraient.

Puis dans un silence qui tomba brusquement,  

On s'était regardé partir sereinement;

Or c'est dans ce moment de brève indifférence

Que rupture inflige éternelle souffrance.

 

*****

 

Poursuivant mon destin depuis nombre d'années,

Exposant aux maints vents mes cheveux malmenés,

               Rarement, j'ai pu regarder en arrière,        

Moins souvent, songer à l'amie loin derrière.

 

J'aimerais que mon coeur maintienne sa froideur,

Décante ses élans, avance avec ardeur,

Seulement, des vestiges d'un amour réprimé

Couvent encore un feu que ne peux supprimer.

 

*****

 

Aujourd'hui je me donne un repos du guerrier,

Au milieu des pétards explosant par milliers,

D'un logis, secouant les épreuves du temps,

Je regarde les gens accueillir le printemps

 

Dans des rires joyeux, fêter le Nouvel An.

Tout d'un coup, je revis notre idylle d'antan,

 Nos moments heureux d'un réveillon printanier

Lorsqu' ensemble, admirions ces fleurs de prunier.

 

Je me sens envahi d'un amour sublime,

Comme du soir, le reflet d'un rayon ultime,

Et l'envie de te voir m'a donné des larmes,

Ramolli le coeur presqu' à laisser la marche...

 

Mon parcours est encore long et très ardu,

C'est pourquoi je prends cette halte qui est due,

Pour penser à l'amie de l'autre fin d'année,

Que je ne sais heureuse ou toujours chagrinée.

                                                                                                   

Trần Kim Vân (Dr Thân Trọng An)

 

NDT:

1) Un dilemme cornélien pour le héros où le devoir prime sur l'amour. La belle doit accepter tant bien que mal cet appel du devoir qui la prive d'un bonheur de couple ordinaire.

2) les branches fleuries de prunier ou d'abricotier et les pétards font partie des symboles de la fête du Têt  (Nouvel An lunaire vietnamien qui marque la fin de l'hiver, souvent très doux, et annonce l'arrivée resplendissante du printemps), au même titre que l'arbre de Noël ou la dinde du Réveillon.

3) Traduire c'est trahir. J'essaie de respecter le "mot à mot" aux dépens d'autres aspects poétiques. Je ne prétends pas réussir à transcrire toutes les subtilités et les beautés du poème (en vietnamien) que j"aime beaucoup.

4) Les 3è, 4è, 7è, 8è, 29è et 30è alexandrins sont pour moi les plus difficiles à traduire et méritent encore quelques retouches, ainsi que d'autres. Je m'attends à recevoir beaucoup d'aide de la part des lecteurs. Merci.

 

 

INSTANT DE NOSTALGIE (traduction 2)

 

I. Les adieux de la belle

 

Tu as choisi ta voie et la mienne m'incombe:

Sous nos pas tout s'écroule et rien plus ne subsiste;

Ne pouvant plus jamais prendre la même route,

À quoi bon se confondre en stériles regrets?

 

C'est le chant des guerriers qui scandera ton pas

Car la patrie, déjà, t'applelle à son secours;

En cet instant d'adieux, mon coeur, revigoré

D'être tout près de toi, en oublie ses tourments.

 

Laroute sera longue au pays de ton cjoix

Mais, lorsque cerné par de nouveaux horizons,

Tu devras t'attaquer à d'atroces défis,

Notre amour fera place à ta noble vaillance.

 

Mais, lorsqu'aux bords lointains d'une rive isolée,

Seul, tu contempleras les nuages errants,

Dans la froidure, au soir, d'une bise d'automne,

Il te viendra peut-être une pensée pour moi!

 

Sache qu'en ces instant. ta douce amie d'antan,

Bien que captive au sein de sa geôle, éplorée,

Laissera s'envoler vers toi, d'une aile prompte,

Son âme toujours prête à te réconforter.

 

II. Les tourments du héros (longtemps après)

 

Par ces mots courageux et ces dignes paroles,

Tu voulais m'éviter un départ déchirant

Mais j'ai vu cependant que ton coeur, en silence,

Ruisselait des sanglots de ta peine trop vive.

 

Pensive, t'appuyant sur le tronc d'un prunier,

Tu en as replié une grance vers moi

Et, souriant dans le vent en serrant ta tunique,

Tu m'as dit que ces fleurs, à ta place, pleuraient

 

Puis ce fut le silence et, dans ce bref instant,

Nous nous sommes quittés. Mais nos regards sereins

Portaient déjà en eux l'immemse désaroi

Qu'un tel assentiment confirmait à jamais.

 

Depuis tant de saisons, au milieu d'un destin

Qui m'a fait grisonner plus que l'âge n'impose,

J'ai pu très rarement songer au temps jadis

Et moins souvent encore à l'amie délaissée.

 

J'aimerais que mon coeur maintienne sa froideur,

Décante ses élans, avance avec ardeur,

Mais les restes parfois d'un amour réprimé

Dispersent sous mon front leurs braises incessantes

 

Or en ce jour jouyeux où la foule célèbre

Le Nouvel An parmi le parfums du printemps,

Je m'accorde un répit et, pendant que les feux

De la fête, partout, explosent à pleins cieux.

 

Eludant tout-à-coup les épreuves du temps,

Je revis un instant notre idylle d'antan

Et les moments heureux où nous humions ensemble

Quelque fleur de prunier en pareil réveillon

 

Je me sens traverseé d'un amour indicible,

Comme un fleuve empourpré des feux du crépuscule

Et l'envie de te voir m'a inondé de larmes

Au point de penser même abandonner la lutte...

 

La route qui me reste à franchir sera longue

Et ardue; c'est pourquoi j'ai voué cette halte

À celle qui jadis fêtait à mes côté,

Sans même savoir d'elle ou sa peine ou sa joie.

 

Bernard Courteau (21 septembre 2001)

 

Ông Bernard Courteau là 1 thi sĩ Anh văn cũng như Pháp văn có tiếng tại Québec (Canada). Từ 1974 trên 20 tuyển tập của ông đã được phát hành bởi những nhà xuất bản nổi tiếng tại đây như: Emille-Nelligan, Éditions québecoises, Lemeac, Louise Courteau, Édition du Méridien...

Ông đã từng là Giám đốc điều hành một nhà thương lớn tại Montréal.

Sau khi đọc bài dịch "Un brin de nostalgie" của người bạn, một y sĩ giải phẫu Việt Nam, ông đã viết:

 

" Vous m'avez fait l'honneur d'un magnifique envoi et procuré de plaisir d'un texte très profond. Je vous soumets ici une version qui s'attache davantage au climat émotif du poème, à ce dilemme cornélien que souligne votre note.... j'ai aboli la rime dite classique pour plutôt adopter le vers libre... J'ai pris grand plaisir à partager les sentiments exprimés dans ces lignes et à en éprouver, je crois, toute la profondeur, la tendresse, le drame et la délicatesse".

 

("Anh đã gửi cho tôi một niềm hân hạnh lẫn vui thú trong bài thơ đầy ý ghĩ sâu xa này. Tôi xin gửi lại anh một bản khác, nhấn mạnh hơn về tình tiết bi hùng theo kiểu cách văn hào Corneille mà anh đã viết trong phần chú thích,... tôi đã cố ý loại bỏ cách gieo vần cổ điển để theo thể tự do... Tôi lấy làm hứng khởi được chia xẻ với anh các tình tự trong những dòng này và hy vọng đã ghi lại được đầy đủ các tính chất sâu sắc, dịu dàng, bi tráng và tế nhị của bài thơ")

 

 

EM VÀ TÔI, BỐN MÙA HOA THẮM NỞ (chuyển dịch)

 

Tôi thờ thẫn nụ hôn đầu say đắm

Ngát hồn em ngây ngất tự phương nào

Cõi tôi về trăn trở giấc chiêm bao

Từ  dạo ấy hồn thơ tuôn suối nhạc

Mộng đôi bờ  cung đàn đưa dìu dặt

Trong bàn tay yêu dấu đã rời xa

Bên trời đau là biển nhớ bao la

 

Em thầm thĩ  cất lời chim bé nhỏ

Tôi thảng thốt reo vui cùng hoa cỏ

Cuộc đời rồi như một thoáng mây qua

Trong mơ hồ bay bổng giấc mơ xa

Nhạt nhoà phai trong khung mờ trí nhớ

Khúc bi ca khóc thương tình dang dở

 

Tôi ngỡ chừng như sương khói bay cao

Cho buồn đau tan biến giữa trời sao

Em hoá thân như hạt mưa tí tách

Rớt xuống đời để tiêu tan hờn trách

 

Hãy cùng nhau ngong ngóng phút giây chờ

Hai mươi năm tình hạnh phúc như mơ

Ðời dạt trôi theo năm cùng tháng tận

Giấc mơ xưa thôi đã thành duyên phận

Ru tình tôi giữa sóng lá nghìn thu

Ký ức buồn như  mây gió phù du

Dắt nhau về thuở thanh xuân vời vợi

Ðôi chúng ta như  bóng hình vô tội

Cất lời ca chúc tụng tuổi đôi mươi

Giữa khung trời xanh thắm ngát môi cười

Trong quạnh quẽ trái tim buồn nức nở .

 

Vương Ngọc Long cảm dịch

 

 

FOUR FLOWER-SEASONS, YOU AND I

 

That kiss of love so fragrant

from the soul of yours far-away

one time, lulled myself into dreams

one time, took me to poetic streams

our serenade as two-dimensional dreams

those loving arms.... immensely so far

our sea of pains... overwhelms beyond the sky

 

Your words like singing voice of a little bird

my words like flowers and green grass

life as floating clouds

which dream vaguely flies

which memory already wiped out

which love is the pain

 

I'm the flying fume

for sadness to be faded

you're the raindrops of sky

for  wiping out the hatred

 

We appoint the day forever waiting

20 years for heaven reflecting itself

life is the wandering time of days and months

taking you to the old dreams

lulling me onto autumn sea

memories like clouds

as beautiful as our youthful age

with two innocent shadows

with singing voice of the teens

with smiles in heavenly sky

and lonely hearts sadly in dreams...

 

Trường Ðinh

 

 

LES FLEURS AUX QUATRES SAISONS, TOI ET MOI (traduction)

 

Ce baiser d'amour si passionnant

Venant de ton âme, très lointain,

M'a inondé de menus fantasmes dans le temps,

Et m'a porté en plein flot de poésies.

Notre romance se tient à une double rêverie,

Ces bras d'amour... tellement hors de portée,

Notre vague de chagrins... ravage au-delà de son apogée.

 

Tes paroles sonnent comme l'oiseau chantant,

Mes mots ont l'allure de verdures florissantes.

La vie, comme les nuages, est éphémère

Avec ses illusions qui ne durent guère,

Ses souvenirs qui s'effacent facilement,

Et ses amours entremêlés de souffrances.

 

Je me sens comme un filet de fumée

Avec lequel dissipe cette tristesse apaisée.

Tu es comme des gouttes de pluie

Qui finissent par effacer ces bouderies.

 

Donnons-nous un rendez-vous incertain,

Vingt ans à l'ombre d'un paradis,

La vie n'est qu'un vagabondage sans fin,

Te replongeant dans ces anciennes rêveries,

Me naviguant vers une mer calme d'automne.

Comme les nuages, les souvenirs redonnent

La belle image de notre jeune temps

Avec deux natures encore innocentes

Chantant d'une voix d'adolescence,

Lançant des rires jusqu'aux cieux,

Mais étant affligés dans leur cœur...

 

Thanh-Tâm

2001-12-29

 

 

BỐN MÙA HOA, ANH VÀ EM (tác giả tự dịch)

 

Chiếc hôn tình ngây ngất đó

từ linh hồn em xa khơi

một thời ru anh vào mộng nhỏ

một thời đưa em vào suối thơ

tình ca như giấc mơ hai chiều

vòng yêu đương... mênh mang dịu vời

biển đau thương... ngút ngàn phương trời

 

Lời em là chim hót

lời anh là hoa cỏ

những mây trôi cuộc đời

giấc mơ nào thoáng bay

kỷ niệm nào phai nhòa

cuộc tình nào đắng cay

 

Anh như làn khói bay

cho nỗi buồn nhạt phai

em như hạt mưa trời

cho xóa tan hờn dỗi

 

Hẹn cho nhau thiên thu đợi chờ

hai mươi năm thiên đàng soi bóng

cuộc đời là ngày tháng lãng du

đưa em vào mộng cũ

ru anh vào biển thu

kỷ niệm là vầng mây

đẹp màu xanh tuổi nhỏ

có hai bóng dại khờ

có tiếng hát ấu thơ

có nụ cười trong mơ

và trái tim sầu mộng

 

Trường Ðinh

 

 

QUÀ QUÊ  (*)

 

gửi anh nắm cỏ ven đê

chút hương cau trắng, đê mê sáo diều

gửi anh chút khói lam chiều

hương rơm ngai ngái chiếc lều bên sông

lục bình hoa tím giữa giòng

khóm tre xào xạc, gửi lòng gái quê

xứ người vật chất phủ phê

xa hoa, phù phiếm, nhớ về em chăng ?

quê nghèo những tối sáng trăng

bên thềm chải tóc nhớ chàng miên man

 

Nguyễn Thanh Trúc

 

(*) trích từ Tuyển Tập Thơ Một Thoáng Kỷ Niệm (10 tác giả)

 

 

A VILLAGE GIFT (translation)

 

I am sending you freshly picked grass by the creek's dike,

And a bit of the aroma of white areca flowers from a day's hike,

Along is delightful melody of the flute and a soaring kite.

 

I am sending you some smoke of the misty blue evening,

And sweet scent of the rice straw in the spring,

Along is shadow of the cozy hut by the river in the morning.

 

I am sending much more to you, my darling,

Floating violet lily blossoms on the sparkling stream,

And rustling sounds of the bamboo leaves that the wind may bring

Along is fondness of this village girl and her dreams.

 

In a far off homeland with richness,

In a luxurious life you're thoughtless,

Do you still remember me with tenderness?

 

In my poor village under the moonlight,

Combing my hair on the doorstep as the moon shines,

I miss you, miss you incessantly as I gasp a reminiscing sigh…

 

Vương Ngọc Long

 

 

CADEAUX CHAMPÊTRES (traduction)

 

Je t'envoie

quelques brins d'herbe en bordure des champs,

le parfum des aréquiers florissants,

l'air charmeur des flûtiaux de cerf-volant…

 

Je t'envoie

la fumée du soir émanant des chaumières,

l'odeur enivrante du fourrage des rizières,

l'image de notre abri au bord de la rivière…

 

Je t'enverrai, en y ajoutant,

les jacinthes d'eau aux fleurs violettes, flottantes,

le grincement des bambous qui s'entrecroisent,

les sentiments d'une jeune fille de village.

 

À l'étranger, menant une vie comblée

de richesse et pleine de frivolités,

ai-je encore une place dans tes pensées?

 

Profitant du clair de lune dans les cieux,

au seuil de la porte, je peigne mes cheveux

en pensant à toi de tout mon coeur!

 

Thanh-Tâm

2002-02-18

 

 

HẠT SẦU

 

Mưa vẫn rơi... và rơi đều

trên hiên nhà

trên tóc ta

mưa vẫn rơi... và rơi mau

trong giọt nắng chiều tà

trong phố đường đã qua

thay cho lệ sầu cay đắng đời ta

cho tháng ngày đã mất vụt trôi xa

 

Mưa vẫn rơi... và rơi hoài

mưa vẫn rơi... và rơi mau

ta vẫn buồn và buồn tê tái

biết bao tư sầu

những gì đã mất

biết bao muộn phiền

năm tháng đã qua

mưa vẫn rơi... và rơi mãi trong đời ta

 

Mây vẫn bay... và bay xa

qua làn da

qua tim ta

mây vẫn bay... và bay qua

trong bóng chiều mờ xa

trong gió đêm vườn hoa

đưa hồn thi hứng vút ngàn phôi pha

cho chuỗi ngày buồn xâu xé tim ta

 

Mây vẫn bay... và bay xa

mây vẫn bay... và bay qua

ta vẫn sầu và sầu băng giá

biết bao tủi hờn

những gì thương đau

biết bao lệ nhòa

năm tháng đời ta

mây vẫn bay... và bay nát trong lòng ta

 

Trường Ðinh

 

 

LES GOUTTES MÉLANCOLIQUES (traduction)

 

La pluie tombe… et continue à tomber,

sur le toit, sur mes cheveux,

la pluie tombe toujours… au rythme accéléré,

dans ce crépuscule brumeux,

sur les rues du passé,

comme les larmes de ma vie

pleurant les années déjà parties.

 

La pluie tombe… et tombe sans cesse,

les gouttes continuent… et prennent de la vitesse,

mes chagrins s'incrustent profondément,

autant d'afflictions aux souvenirs perdus

que d'amertume à travers les ans,

la pluie tombe… et mouille toujours ma vie.

 

Les nuages flânent … et s'éloignent,

je les sens sur ma peau,

je les sens dans mon âme,

les nuages flânent … et quittent

la soirée vers le noir lointain,

à travers les fleurs au vent, dans le jardin,

ils portent, très loin ailleurs, mon inspiration,

et laissent mon cœur plein de désolations.

 

Les nuages flânent… et finissent par s'éloigner,

les nuages flânent … et finissent par passer,

je frissonne d'une mélancolie continuelle,

avec tant de peines,

tant de souffrances,

et tant de larmes versées

au fil de ma vie durant,

les nuages flânent… et laissent derrière, mon âme brisée.

 

Thanh-Tâm

2002-02-11

 

 

DROPS OF SADNESS (Initial lyrics version)

 

 

sad rain falls and still falls

falls upon lonely souls

sad rain flies and still flies

scatters in sun-light

sad rain falls and falls fast

on the way we have passed

for our eyes sadly cry

for our days bitterly fly

 

sad rain falls and falls hard

sad rain falls and falls fast

upon sorrowful smiles

of lonely life

love has gone by

sad memories remained in mine

as rain still flies

forever flies in our life

sad rain falls and falls hard

deeply falls in our hearts

sad rain falls and falls fast

upon dim shadows

 

our rain falls and falls fast

our rain flies and flies high

sadly as chilling sky

shatters our time

with tearful pain and weeping rain in battered life

cloudy sky

clouds still fly in our mind

 

Lời ca Anh ngữ : Trường Ðịnh

Nhạc : Vũ Thành An

 

 

ÐÓN EM TAN TRƯỜNG

 

Sân trường đó anh đã là tượng đá

Ðợi chờ em từ một cõi phong trần

Thao thức qúa, khi tiếng chuông rộn rã

Giữa bao mái đầu, anh nao nức tìm em

Em đâu rồi, em đâu rồi, em ra chưa nhỉ ?

Ồ em kia, dấp dáng nét tiên nga

Vai sánh vai sân trường soi nắng mộng

Bao tiếng xôn xao, chỉ nghe tiếng lòng em

"Ta về nhỉ, nhưng về đâu anh hỡi ?"

"Ngại gì em, vì đường nào cũng dẫn đến tình ta"

Hãy níu lấy nhau bởi thời gian qúa ngắn

Hãy ghì sát nhau vì phố qúa đông người

Ấm làm sao, đôi tay cùng ôm ấp

Ngọt làm sao, môi lại sát kề môi

Cả một trời yêu đổ trên suối tóc

Mắt hồ Thu, hồn anh đã trầm mình

Thân ngà ngọc cõi tình anh say đắm

Em mặn nồng rạo rực một trời yêu

Yêu nhau cho thỏa ngày chờ

Cho mê ngày nhớ, cho tình khít khao

Mai này dẫu có xa nhau

Yêu em để lại vết tình cho em

 

Sân trường đó, anh vẫn là tượng đá

Mãi chờ em từ vạn thủa tình đầu

 

Thái Sơn NDT

Vietnam Nov. 2001

 

WAITING FOR YOU, MY FIRST LOVE (translation)

 

So many days, I have longed

While listening to the school bell

To find you among the swarm of students

At the end of the day,

Where were you?

 

In this schoolyard, I was the statue

Waiting for your arrival from a lively world

Your graceful steps announcing your presence.

Side by side, we strolled shyly.

Amid the crowd, I only heard your heart saying

Let’s leave this place,

And go home, wherever this might be.

Don’t worry; every road will lead to our love.

 

Let’s hold on to each other, when time was fleeting away,

And the road was thronged with passers-by.

A world of love inundated the stream of your hair,

Framing your angel-like silhouette and your body as pure as jade.

The romance of autumn mirrored in your deep eyes,

Harmonizing your ardor with my passion.

 

The schoolyard is there, and I am the persevering statue

Watching for your coming, my first love.

 

Tran Binh Nhung

San Diego, 3/16/02

 

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